Les muscles pectoraux du pigeon voyageur – Vitesse vs Fond (3)

Les muscles pectoraux du pigeon voyageur – Vitesse vs Fond (3)

Dr Gordon Chalmers

trad. M.Maindrelle

Comme noté précédemment, dans les muscles pectoraux du pigeon voyageur, il n'y a pas de fibres musculaires comparables aux fibres musculaires rouges de type I, à contraction lente, chez l'homme. Au lieu de cela, les fibres rouges du pigeon semblent être davantage comparables aux deux fibres blanches de contraction rapide trouvées chez l'homme, et ont été spécialement adaptées pour un vol rapide et soutenu, en utilisant principalement de la graisse pour la production d'énergie.

Or, chez les humains, avec l'entraînement pour des courses de sprint, le nombre de fibres rapides de type IIx diminue et deviennent des fibres de type IIa. Un tel changement ne se produit pas avec l'entraînement dans les muscles des pigeons . Les fibres blanches chez le pigeon ne sont pas connues pour se convertir en fibres rouges, ou vice versa, sous l'influence de l'entraînement. Selon le Dr George, la relation de 14 fibres rouges à une fibre blanche reste la même, quelle que soit le degré d'entraînement. Cependant, la capacité des fibres rouges dans les muscles pectoraux à gérer les charges de travail croissantes s'améliore avec l'entraînement.

Dans cette situation, l'activité enzymatique nécessaire pour le métabolisme aérobie de la graisse dans ces fibres pendant un vol soutenu augmente de façon spectaculaire en réponse aux charges de travail induites par l'exercice au colombier, l'entraînement sur la route et les concours. Chez les humains, avec les trois types de fibres, il semble y avoir une plus grande flexibilité biologique dans le sens où, par un entraînement approprié, un type de fibre rapide (Type IIx) peut se convertir en un autre type de fibre rapide (Type IIa) pour une plus grande efficacité dans les courses de sprint.

Puisque la conversion d'un type de fibre en un autre n'existe pas dans les muscles pectoraux des pigeons, les explications logiques fournies par Alan Wheeldon pour expliquer les différences entre les souches de courtes et de longues distances ne semblent pas s'appliquer aux pigeons. Certains d'entre nous auraient espéré qu'il en fût ainsi. Le Dr Benjamin Rosser est un ancien étudiant diplômé auprès du Dr George et professeur d'anatomie à part entière. Il travaille actuellement activement sur la myosine dans les muscles pectoraux des pigeons et autres oiseaux. Sur la base de son expérience, pour le moment, le Dr Rosser aurait tendance à exclure les diverses formes de myosine comme facteur de différence entre les souches de courte et longue distance chez le pigeon.

Il note que dans les fibres stables adultes , la myosine est généralement fidèle au type de fibre. Il indique qu'il est possible que les niveaux de diverses enzymes oxydantes et glycolytiques puissent facilement varier au sein de chaque type de fibre. Le Dr Rosser serait enclin à examiner les variations de la masse musculaire ou de la taille des types de fibres dans les souches de courte et longue distance. Cependant, il note que certains travaux scientifiques de 1992 ont montré qu'il n'y avait pas de différence significative dans les types de fibres musculaires ou dans le nombre de capillaires autour des fibres, quand on a comparé les muscles pectoraux des pigeons de compétition et ceux des pigeons communs.

Le Dr Rosser suggère en outre qu'il peut y avoir des différences en nombres absolus, des fréquences relatives, des dimensions, des formes de la myosine, ou des niveaux d'enzymes génératrices d'énergie dans les deux types de fibres parmi les différentes souches de pigeons. L'un ou l'autre de ces facteurs pourrait être corrélé, en partie, aux différences de caractéristiques de vol entre différentes souches de pigeons de compétition. Pourtant, à son avis, la question importante est encore: «Quelles sont les variables clés entre les souches de courtes et longues distances chez les pigeons voyageurs?

Ainsi, pour le moment, les différences entre les pigeons de courte et de longue distance restent un mystère biologique, une énigme qui, en effet, invite à des investigations plus détaillées et, on peut espérer, une résolution finale. Au moment de la rédaction de ce document, le Dr Rosser a préparé une proposition de recherche à l'intention des organisations nord-américaines de pigeons voyageurs en tant que sources potentielles de financement, afin d'essayer de répondre à cette question importante et pertinente.

En présentant cette information contrastée, j'admets que les informations contenues dans l'article d'Alan Wheeldon, dans lesquelles il indiquait qu'il s'agissait de «l'opinion d'un seul homme», me paraissaient complaisantes, car elles semblaient fournir des explications valables et raisonnables des différences entre souches de courtes et longues distances.

En présentant des informations qui, à l'heure actuelle, diffèrent des vues détaillées qu'il a exprimées, je veux seulement fournir des faits tirés des recherches approfondies du Dr George, du Dr Rosser et de leurs collègues.

En même temps, je voudrais complimenter Alan pour présenter des raisons logiques et bien pensées pour les différences entre les souches de courte et longue distance, basées sur son interprétation de l'information du Scientific American - même si ses informations fascinantes s'applique aux humains et autres mammifères, mais pour autant que nous le savons maintenant, pas aux pigeons. Nous attendons les résultats des investigations du Dr Rosser.

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